Gisèle Sallin et Michèle Roquancourt
Membres actives des Aînées pour la Protection du Climat

Les Aînées pour la Protection du Climat

Ces deux aînées nous exposent leur point de vue sur la protection du climat. Leur association, les Aînées pour la protection du climat, ont lancé une action en justice avec pour but d’obtenir une remise en cause de la politique climatique suisse de la part des autorités fédérales. Comme seules des personnes ayant des intérêts dignes de protection peuvent agir en justice, elles ont créé l’Association des Aînées pour la protection du climat. Les personnes âgées et plus particulièrement les femmes âgées sont le plus touchées par le réchauffement climatique.

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Mme Gisèle Sallin est membre active des Aînées pour la Protection du Climat. Ancienne auteure et metteure en scène, elle explique en quoi consiste l’association et quel est son combat. Déjà fidèle aux manifestations pour les femmes et pour l’arrêt du nucléaire quelques décennies plus tôt, elle a intégré les Ainées pour la Protection du Climat après être tombée sur un article qui parlait de ce groupe de femmes de son âge qui menait une action qui avait du sens. Selon elle, le meilleur moyen pour lutter contre le réchauffement climatique est de prendre conscience qu’on utilise les ressources de deux planètes et demies par an. Elle admire le combat des jeunes pour le climat qu’elle qualifie de fondamental. Elle porte la responsabilité des changements climatiques sur le monde politique, qui doit se démarquer de sa trop grande dépendance à l’économie. Elle garde néanmoins espoir qu’on puisse changer les choses et profiter d’un potentiel de réinvention. « C’est naturel en nous qu’on retrouve du sens ».


Mme Michèle Roquancourt est membre active des Aînées pour la Protection du Climat. Ancienne enseignante au Cycle d’orientation, journaliste et traductrice, elle a rejoint l’association par le biais d’une amie. Faisant non seulement partie de la catégorie sociale la plus fragile, c’est-à-dire les femmes âgées, mais aussi en pensant à l’avenir de ses petits-enfants, elle prend conscience de l’énorme tâche et craint qu’on baisse les bras pour cela. Elle garde espoir que l’humanité réalise qu’il faut investir dans la protection du climat. Elle met la responsabilité sur sa génération, qui a exploité les richesses de notre monde pour accéder à un certain confort. Elle ne peut décemment comprendre un climatonégationniste et respecte le courage des jeunes qui ont su peser l’importance de l’urgence climatique face aux autorités.